Description du projet

Biographie

Halida Boughriet

Née en 1980 à Lens, France.

Vit et travaille à Paris.

Biographie

Halida Boughriet

Née en 1980 à Lens, France.

Vit et travaille à Paris.

Diplômée de L’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris et du programme d’échange de la SVA section cinéma à New York, Halida Boughriet est une artiste pluridisciplinaire. En 2010, elle participe à l’exposition marquante @Elles au Centre Pompidou et connaît depuis une renommée internationale.

Malgré l’importance de la performance et de la vidéo dans son œuvre, l’artiste emploie divers médiums, allant de l’installation à la photographie. A la croisée des préoccupations esthétiques, sociales et politiques, ses travaux s’intègrent dans une logique historique, vacillant entre fiction et réalité. Halida Boughriet pose les problématiques d’une société inégale, opposant à la guerre ou à l’exclusion sociale un regard profondément sensible.

Pour la Biennale, l’artiste présente son œuvre Implano de Arisana résultant de sa résidence à Nice en 2018. En recentrant l’humain au cœur du territoire, Halida Boughriet interroge notre rapport au monde tout en contestant notre propension à la stigmatisation.

2019

Out of Place

Officine dell’Immagine, Milan, Italie.

2017

Paysages et portraits dans la collection du muse

Musée public national d’Art Moderne et Contemporain (MAMA), Alger, Algérie.

2015

Acts of looking, Africa Utopia

Royal Festival Hall Projections, The Southbank Centre, Londres, Royaume-Uni.

2014

Vidéo et Après: Halida Boughriet

Centre Pompidou, Paris, France.

2010

@Elles

Centre Pompidou, Paris, France.

Portrait

Oeuvres

«Implano de Arisana» est un dispositif vidéographique qui aborde les questions de l’identité, du territoire et de la frontière, mais aussi la figure féminine « le mythe d’Ariane abandonnée». Considérée comme un quartier difficile, tant par son histoire que par sa population, l’Ariane est profondément isolée par le Paillon, ligne de démarcation constituant la frontière symbolique entre ce territoire et le centre-ville de Nice. Mon désir était de filmer ce quartier populaire, de le regarder autrement.  A commencer par la rencontre humaine et chaleureuse de quelques femmes qui y vivent et qui sont devenues l’axe central de mon travail.

 

Par une esthétique du geste, je traverse les plans architecturaux  datant de 1970 vers des personnages qualifiés de déesses. Ces femmes se font surtout l’expression collective d’une forme d’identité revendiquée et d’ouverture. J’utilise essentiellement la décomposition du temps pour donner à voir les corps en action lors de leur performance. La lumière apporte de l’intensité dramatique à la scène. Elle témoigne de leur exil qui renvoie à l’image symétrique d’un passé et d’un présent, l’un se confondant dans l’autre. Elle exprime également la complexité et la richesse de leurs trajectoires et de leurs émotions. J’entremêle l’art et la vie, la fiction et le réel, sur une polyphonie de voix qui coexiste.

H.B